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Wahi : « Je voulais marquer les esprits »

L’Equipe, le 09/05/2026 à 07h31

Elye Wahi, l'avant-centre de l'OGC Nice prêté par l'Eintracht Francfort, revient sur ses cinq mois réussis au Gym, qu'il espère maintenir en L1. Et sur sa fameuse panenka contre l'OM, son ancien club.

Amoindri par une douleur à une cuisse, l'international ivoirien (23 ans, 1 sélection) n'a pas joué contre Lens (1-1, le 2 mai), et pourrait être ménagé dimanche (21 heures) face à Auxerre, où le Gym a une balle de match pour son maintien en L1. Mais l'ancien Marseillais a déjà réussi son pari sur la Côte d'Azur, où il s'est refait une santé et une carte de visite, avec de bonnes chances de jouer la Coupe du monde avec les Éléphants ivoiriens. Et puis il y a ce penalty, inscrit à Marseille dans l'hostilité du Vélodrome (1-1, le 26 avril), qui restera un moment fort de sa saison.

- Dante dit : "Wahi nous a apporté de la folie, il a rendu notre équipe plus forte, ses buts contre Angers (2-0) et Marseille (1-1) dégagent de la personnalité et sa confiance est contagieuse." Lequel de ces deux buts préférez-vous ?
Celui contre Angers nous a donné la victoire. Celui contre Marseille a une saveur particulière. Mais celui contre Angers - un lob de plus de trente mètres - est le plus difficile à mettre.

- Votre panenka pour égaliser à Marseille a été une pure folie, non ?
(Geronimo) Rulli me connaît, la preuve, il a plongé du côté ou j'ai l'habitude de tirer. Dans les grands moments, il faut faire des grandes choses. Je n'en fais pas tout le temps, des panenkas, mais c'est un geste que je maîtrise et j'étais sûr de la réussir. Avec la confiance que j'avais à ce moment-là, personne n'aurait pu m'empêcher de la réussir.

« Je savais que ce retour au Vélodrome ne serait pas facile pour moi (...), mais à ce point-là, je ne pensais pas »

- L'atmosphère tendue durant ce match - notamment avec Facundo Medina et Leonardo Balerdi - vous a-t-elle donné envie de chambrer à leur tour les Marseillais avec cette panenka ?
Au départ, c'est surtout à cause de Rulli, car à l'entraînement, à l'OM, il m'en avait arrêté pas mal. J'étais certain qu'il partirait sur sa droite. J'aurais pu frapper sur sa gauche, mais j'ai voulu faire un truc qui sorte de l'ordinaire, qui marque les esprits. Je savais que ce retour au Vélodrome ne serait pas facile pour moi connaissant les lascars (il rigole), mais à ce point-là, je ne pensais pas.

- Comment expliquez-vous que cela ait été aussi chaud avec deux anciens partenaires ?
C'est vrai que c'est allé loin, et de mon côté aussi, car je ne me suis pas laissé faire. Pourtant, je n'ai jamais eu de problèmes avec personne, dans aucun vestiaire. Et puis Medina, ma mère l'aime bien, en plus. Et moi aussi, je les aime bien, ces joueurs. Je n'ai pas eu d'explication et je ne leur en ai pas demandé. Quand on te chambre durant tout un match, il faut répondre sur le terrain et c'est ce que j'ai fait.

« Je me souvenais que Hatem Ben Arfa, Valère Germain ou Mario Balotelli avaient repris leur élan en signant à Nice »

- Quel regard portez-vous sur vos cinq mois à Nice?
J'étais l'un des seuls à y croire pleinement. Mon entourage - agent , famille - ne voulait pas vraiment que je vienne à Nice, avec ce qu'il s'était passé avant (1). Signer à Nice en janvier, c'était se jeter dans la gueule du loup, mais j'étais sûr de mon choix, je savais que j'avais une carte à jouer ici. Je savais que j'aurais du temps de jeu, je connaissais la L1, c'est un grand club français. Je me souvenais que Hatem Ben Arfa, Valère Germain ou Mario Balotelli avaient repris leur élan en signant à Nice. C'est ce que je suis en train de faire.

- Pourquoi Nice est-il un environnement favorable pour se relancer?
Le coach Puel, ça joue. Il a un impact, il te laisse t'exprimer et montrer tes qualités. Il te laisse ta liberté. Il m'avait appelé en janvier, il me voyait dans son équipe. Après, je me suis donné les moyens de jouer tous les matches en performant. Je suis arrivé ici avec insouciance et fraîcheur, et je crois que le vestiaire était content. J'ai peut-être insufflé un truc nouveau après les graves incidents de novembre.

- Vous sortiez pourtant de dix-huit mois compliqués, à Marseille puis à Francfort.
En un an, je suis passé du tout au tout. Du statut de grand espoir à celui du gars qui ne joue plus du tout. C'est l'apprentissage, tu découvres toutes les facettes de ton sport et tu comprends à quel point ce métier est dur. Ça m'a fait grandir.

« Il est impossible de voir l'OGC Nice en L2 et de voir des gens se faire licencier »

- Quel a été l'endroit le plus difficile, Marseille ou Francfort ?
À Marseille, j'avais 21 ans et on m'a laissé quatre mois pour faire mes preuves, ce n'est pas beaucoup. En Allemagne, j'ai découvert un autre monde sans parler la langue. J'ai eu quatre titularisations en un an et des bouts de match : même si tu t'appelles Lionel Messi, il te faut du temps pour montrer tes qualités. Dans ces deux clubs, on ne m'a pas laissé de temps et pas donné ma chance.

- Si vous aviez pu décider, vous auriez aimé persévérer à l'OM ?
Avec des si... Pouvez-vous me dire quels joueurs, parmi ceux qui sont arrivés au même mercato que moi, sont restés à Marseille et ont eu leur chance ? Il n'y en a pas beaucoup (2). Je n'ai pas été le seul auquel on n'a pas laissé sa chance, et je ne pense pas que la pomme pourrie de tout ça, ce soit Elye Wahi. Après, si j'avais marqué avec l'OM sur ma première occasion contre Reims (2-2, le 25 août 2024), l'histoire aurait peut-être été belle. Mais je n'ai pas marqué et on a vu la suite. Ça m'a plus servi qu'autre chose et j'en suis sorti grandi.

- Et à Francfort ?
En janvier 2025, je suis arrivé de Marseille blessé. Et puis Hugo Ekitike a fini la saison devant avant de partir à Liverpool. Durant la pré-saison (été 2025), j'ai marqué dans les matches de préparation avant qu'ils achètent un autre attaquant (Jonathan Burkardt) que le coach a fait jouer. Je pense prouver à Nice que quand on me laisse ma chance, je réponds. Quand tu es sûr de tes qualités, le doute peut s'installer mais il ne reste pas longtemps.

- Avec Nice, l'histoire va bientôt s'arrêter...
Oui, alors je profite du moment et de tout le monde. Il est impossible de voir l'OGC Nice en L2 et de voir des gens se faire licencier. On a leur destin entre nos mains. Je suis certain que ça va le faire. La gifle à Strasbourg (1-3, le 4 avril) nous a remis la tête à l'endroit, on ne perd plus et on a pris conscience de nos qualités.

- Et le 15 mai, Emerse Faé publiera la liste des joueurs ivoiriens convoqués pour la Coupe du monde.
La sélection était un objectif en venant ici. J'ai fait confiance au coach Faé, il sentait qu'avec mon tempérament ça marcherait à Nice. Et lui m'a fait confiance, j'ai connu ma première sélection avant la Coupe du monde, ça m'a fait plaisir. Je ne me prononce pas avant que la liste sorte mais, ça va, je n'ai pas été mauvais contre l'Écosse (1-0, le 31 mars).

- En six mois beaucoup de choses ont changé pour vous. On dit même que vous vous êtes assagi.
Moi ? Mais j'ai toujours été sage (il se marre). Je suis peut-être un peu plus réfléchi. C'est vrai que c'est allé vite. Si ça se passe bien, je peux obtenir le maintien et la Coupe de France avec Nice (finale contre Lens le 22 mai), et une place en Coupe du monde. Je prends les trois, je ne choisis pas.


(1) Quelques heures après une sixième défaite d'affilée toutes compétitions confondues (1-3) de Nice à Lorient, le 30 novembre, les joueurs niçois avait été accueillis à leur retour au centre d'entraînement par près de 400 supporters venus exprimer leur mécontentement. Le directeur sportif Florian Maurice avait été particulièrement visé, comme Jeremie Boga et Terem Moffi, deux joueurs visés par des insultes et des crachats. Ils s'étaient mis en arrêt de travail avant de quitter le club au mercato hivernal, à la Juventus Turin pour le premier et au FC Porto pour le second.

(2) Sur la quinzaine de joueurs recrutés par l'OM à l'été 2024 seuls Rulli, Jeffrey De Lange, Pierre-Emile Höjbjerg et Mason Greenwood sont à ce jour dans l'effectif.






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32e journee de Ligue 1
sam. 02/05/2026 à 21h05


Nice - Lens : 1-1

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  33e journee de Ligue 1
dim. 10/05/2026 à 21h



Pts J V N D Diff
 13.    Angers 34 32 9 7 16 -19
 14.    Le Havre 32 32 6 14 12 -13
 15.    Nice 31 32 7 10 15 -22
 16.    Auxerre 28 32 6 10 16 -13
 17.    Nantes 23 32 5 8 19 -22



   30e  sam. 18/04 (21h05) Lille - Nice : 0 - 0
  mer. 22/04 (21h) Strasbourg - Nice : 0 - 2
   31e  dim. 26/04 (20h45) Marseille - Nice : 1 - 1
   32e  sam. 02/05 (21h05) Nice - Lens : 1 - 1
   33e  dim. 10/05 (21h) Auxerre - Nice
   34e  dim. 17/05 (21h) Nice - Metz
  ven. 22/05 (21h) Lens - Nice


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